Le chevalet est une des parties les plus sensibles du violon, de l’alto, du violoncelle ou de la contrebasse. Sa forme actuelle résulte de longues recherches. Son rôle est extrêment important au point de vue de la facilité du jeu et de la sonorité. Mal positionné ou mal ajusté sur la table, il enlève toute sonorité à l’instrument. C’est lui qui transmet intégralement les vibrations à la table; sa place se trouve à égale distance des crans des ff et sur la ligne imaginaire qui réunit les crans.

Le chevalet est toujours en érable, bois résistant, coupé sur maille de manière à offrir le ressort énergique que l’on exige de lui. L’important est que les pieds, taillés  à l’aide d’un canif fin et très coupant, joignent parfaitement selon la voûte de la table de l’instrument et de sa touche. Sur la partie supérieure, le chevalet doit être mis en épaisseur mais ne pas toucher au coeur. Pour finir, on le lime légèrement et on le passe au papier de verre très fin. Sa caractéristique veut qu’il soit un peu plus haut du côté de la quatrième corde que celui de la chanterelle (Mi). 

Le chevalet taillé par un luthier porte en général sa marque au fer.

 

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